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mercredi 10 juillet 2013

Loi Duflot sur le logement : ne pas se tromper de combat !

Le projet de loi pour un accès au logement et un urbanisme rénové dite « loi Duflot 2 » est examiné à l’Assemblée nationale.
Au cours de son audition du 4 juillet, la CFE-CGC a réaffirmé la priorité qu’elle donne au logement des salariés, question centrale dans un contexte de crise. Le logement, élément essentiel de la qualité de vie et du vivre ensemble, est un enjeu majeur pour la compétitivité du pays et pour l’emploi. De plus, au regard de l’impératif de l’efficacité énergétique, il est au cœur de la transition énergétique.
Résoudre la crise du logement et développer une approche systémique… telles doivent être les priorités du gouvernement.
L’inflation, la hausse des loyers mais aussi le manque de logements intermédiaires préoccupent chaque jour davantage les salariés. L’inadéquation entre l’offre et la demande est devenue un frein puissant à la mobilité voire même à la recherche d’un emploi. Elle grève d’une manière de plus en plus brutale le pouvoir d’achat des Français et pèse sur la compétitivité de nos entreprises.
Toutes les catégories de salariés sont touchées, en particulier les plus jeunes. La CFE-CGC demande des politiques publiques volontaristes, avec pour réels objectifs d’éviter au logement de devenir un obstacle durable à la mobilité professionnelle et au développement de l’emploi.
Dans son combat pour l’emploi et le pouvoir d’achat, la CFE-CGC revendique une véritable politique de soutien à l’offre qui permette de relancer la dynamique de construction de logements.
Si la loi Duflot 2 comporte des avancées intéressantes en matière d’urbanisme, la CFE-CGC la juge insuffisante. Qui peut penser qu’il suffit, pour résoudre la crise, d‘encadrer les loyers ou d’instaurer une garantie universelle des loyers qui, non financée aujourd’hui, conduira à déresponsabiliser les acteurs ?
Mieux vaut mobiliser les outils, comme Action Logement, qui participent activement à l’effort de construction et à la production de logements. Cela suppose de mettre fin à l’utilisation des ressources d’Action Logement pour financer des politiques publiques sans lien avec la production de logements.
Ces convictions, la CFE-CGC continuera de les porter au cours du débat parlementaire, dans l’intérêt des salariés qu’elle représente.

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